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DIFFICULTÉS ALGÉRIENNES

Jeu. 29 juin 2017

L’Algérie a, jusqu’à présent, fait face à la baisse des prix des hydrocarbures grâce à :

-        Un endettement très limité

-       Une forte épargne des excédents en devises lorsque le prix du pétrole était élevé. Mais les réserves de change se sont fortement réduites, de près de 200 Md$ en 2014, étaient de 114 Md$ à fin 2016, et devraient casser la barre des 100 Md$...

 

N’oublions pas que les hydrocarbures représentent 28 % du PIB, 95 % des exportations et 60 % des recettes de l’État.

 

Cela a eu de nombreux effets :

-       La dépréciation du dinar, le renchérissement des importations, et l’augmentation du coût de la vie

-       Le contingentement des importations de nombreux produits…

 

Cela a conduit les autorités à prendre de nombreuses mesures de rigueur, voire d’austérité, notamment dans le cadre de la loi de finances pour 2017 :

-       La suppression du droit à la retraite proportionnelle sans condition d’âge

-       La TVA est passé de 17 à 19 % pour le taux normal et de 7 à 9 % pour le taux réduit

-       Les prix des carburants ont augmenté de 8 % à 15 %, soit au total une hausse de 40 % en deux ans

-       -Les taxes sur la téléphonie, Internet et les timbres fiscaux se sont accrues de 50 % à 300 % (pour les passeports)

-       A l’exception de la défense dont le budget est sanctuarisé, le budget d’équipements publics a été réduit de 28 %. Or, au cours des dix dernières années, cette composante et le secteur du BTP ont été un des moteurs de la croissance…

 

L’Algérie fait une nouvelle fois la démonstration de l’engrenage négatif d’un ajustement structurel :

-       Les prix ont officiellement augmenté de 6,2 % en novembre 2016

-       Augmentation du chômage qui touche principalement les jeunes. 28 % des 40 millions d’Algériens ont moins de 40 ans

-       Baisse du niveau de vie des Algériens

-       Multiplication des manifestations et des violences urbaines. Pour contenir les tensions sociales, les autorités ont décidé de maintenir en 2017 les subventions aux produits de large consommation

-       …

 

Tout cela intervient dans un contexte politique de fin de règne. De nombreux responsables craignent, mezza voce que la fin de règne ne se traduise en fin de régime.

 

L’Algérie fait une nouvelle fois la démonstration de sa dépendance aux hydrocarbures, d’une diversification économique insuffisante pour pouvoir supporter les variations de prix.

 

Pourtant, L’Algérie a les ressources naturelles et humaines pour sortir d’un système économique principalement basé sur la rente pétrolière. L’Etat doit libéraliser l’économie, libérer les énergies…

 

Enfin, rappelons que, dans le classement de Transparency International sur l’indice de perception de la corruption dans le monde, elle est passée de la 88ème place en 2015 à la 108ème en 2016 sur 176 pays. Dans le classement « Doing Business » sur la facilité à faire des affaires de la Banque mondiale, elle est au 156ème rang mondial sur 190 pays. Une amélioration de la gouvernance est indispensable pour attirer les investissements étrangers, et libérer l’investissement des opérateurs locaux.

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