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L’AFRIQUE ET L’ACCORD DE PARIS

Jeu. 08 juin 2017

Donald Trump vient de mettre à exécution une promesse de campagne, la dénonciation de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, à la différence du protocole de Kyoto également refusé par les Etats-Unis sous la présidence de George Bush junior, l’accord de Paris ne prévoit ni amende ni mesure de rétorsion.

 

L'accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2  C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5  C ». L’accord repose sur la transparence, la simple obligation de soumettre régulièrement ses objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) à des grilles de renseignements et d’analyses communément partagées et compréhensibles par tous.

 

La contestation de l’accord pénalise l’Afrique qui est très largement touchée par le changement climatique.

 

L’Afrique paie les pollutions des autres, à la fois des pays industrialisés et des pays émergents.

 

Par ailleurs, les équilibres environnementaux sont très instables en Afrique : déforestation, désertification, érosion des sols, utilisation intensive des ressources en eaux mal réparties, atteints aux biodiversités et écosystèmes, absence de gestion des déchets solides et liquides…

 

Dans le même temps, l’Afrique doit assurer son développement. Pour faire en sorte que ce mouvement soit durable et non attentatoire à l’environnement, l’Afrique doit redoubler d’efforts.

 

Le secteur sur lequel les efforts sont les plus importants et les plus couteux est le secteur énergétique. Sans électricité, l’Afrique ne pourra se développer, et il vaut qu’elle recourt à des énergies renouvelables ou à des énergies propres, avec un coût qui ne soit pas rédhibitoire pour le développement économique.

 

C’est ce qui explique la dotation annuelle de 100 Md$ au fond vert, avec une révision prévue au plus tard en 2025. Que deviendra cette aide avec le retrait américain ?

 

L’Afrique va encore payer !

 

L’Afrique est la grande perdante !


D. Zerah

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