Langues:
Rejoignez-nous sur :
Se connecter S'inscrire Nous contacter Qui sommes-nous ? Nos mécènes
Accueil Les actualités LA RÉGION DU LAC TCHAD

LA RÉGION DU LAC TCHAD

Dim. 16 avril 2017

La conférence internationale d’Oslo du 24 février 2017 a mobilisé 672 millions de dollars d'engagement sur trois ans, octroyés par 14 pays. Ces contributions viendront en aide aux populations touchées par les incursions du groupe terroriste Boko Haram dans la région du lac Tchad. 

D’après l’ONU, c’est la plus grande crise sur le continent africain.

La région du lac Tchad regroupe le nord-est du Nigeria, l’extrême nord du Cameroun, l’ouest du Tchad et le sud-est du Niger. Ces pays ont des frontières communes et poreuses sur cette étendue d’eau douce peu profonde et parsemée de centaines d’îlots. 

Le groupe islamo-terroriste, qui a pris les armes en 2009 pour imposer le salafisme radical dans le nord-est du Nigeria, mène depuis ces dernières années de nombreux raids meurtriers et attentats-suicides dans les quatre pays sahéliens.

Le lac Tchad reste une source hydrique et halieutique vitale pour les populations de cette région semi-aride. La région est un des endroits les plus pauvres et les moins développés de la planète, avec des indicateurs de développement humain très faibles, en particulier l’éducation, la santé, l’accès pour tous à l’énergie et à l’eau potable. 

A ce problème crucial s’ajoute l’explosion démographique, l’une des plus importantes     du monde, que les effets du changement climatique tels que le rétrécissement du lac et l’avance du désert du Sahara favorisent la multiplication des violences inter-ethniques et politiques qui se soldent par plus de 20 000 morts et environ 2,6 millions de déplacés jusqu’à ce jour

Ce sont pas moins de 17 millions de personnes qui vivent dans les zones les plus touchées par le conflit transnational, et dont les seules sources d’approvisionnement sont la pêche et l’agriculture traditionnelles. Ce sont ces mêmes personnes fragilisées qui ont actuellement besoin de cette aide d’urgence.

Si la conférence d’Oslo a atteint ses objectifs financiers, ces aides se concentreront prioritairement à fournir la nourriture de base, l’eau potable, mais aussi à faciliter l’accès aux soins, à l’éducation et aux logements d’urgence. Si la situation venait à s’aggraver, les fonds mobilisés s’avéreront insuffisants. D’ores et déjà, l’ONU et d’autres organismes humanitaires anticipent sur une situation catastrophique dont près de 75 000 enfants sur les 515 000 souffrant de malnutrition chronique aiguë sévère qui risquent de mourir à brève échéance.

 

Partagez avec vos amis :