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LE JAPON ET L’AFRIQUE

Mar. 23 mai 2017

A l’image de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Allemagne…le Japon s’intéresse à l’Afrique.

 

Il faut attendre la crise pétrolière de 1973-1974 pour que Tokyo s’intéresse à l’Afrique. Pour satisfaire ses énormes besoins en pétrole, le pays cherche des ressources.

 

Avec les visites en Afrique du premier ministre Shinzo Abe, en janvier 2014 et en août 2016 pour la 6ème édition de la TICAD. La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), organisée pour la première fois en 1993, marque la détermination du Japon d’accélérer et approfondir sa relation avec le continent.

 

L’aide publique au développement (APD) japonaise à l’Afrique ne représentait que 2,2 % en 1970. En 2015, l’agence japonaise de coopération, la Japan International Cooperation Agency (JICA), compte 31 bureaux sur le continent et a consacré à l’Afrique 50,8 milliards de yens en coopération technique, 204,9 milliards en prêts et 40,3 milliards en dons.

 

Les objectifs de la politique japonaise ont été progressivement articulés :

-       Promouvoir l’appropriation par l’Afrique, « Africa ownership » et le partenariat international, « International partnership »

-       Favoriser le self-help en aidant les pays à faire plutôt que faire pour eux

-       Déployer une importante assistance technique

-       Favoriser les prêts plutôt que les dons

-       Défendre ses intérêts économiques

-       Faire contrepoids à la montée en puissance de la Chine sur le continent

-       Sécuriser les routes maritimes qui passent au large des côtes africaines.

 

Il faut attendre la deuxième TICAD, en 2003, pour inviter les entreprises, et marquer l’orientation « business oriented » de l’évènement qui n’a cessé de se renforcer.

 

Plus de 500 entreprises japonaises sont présentes en Afrique. Les investissements de l’Empire du Soleil le Japon, en nette augmentation depuis le début du millénaire, pour atteindre 10 Md$ en 2014. SI Tokyo est un des principaux investisseurs sur le continent, il est assez loin du quatuor de tête.

 

Depuis une dizaine d’années, le Japon a développé une politique africaine ambitieuse. Cette démarche est freinée par :

 

-       Les questions de sécurité et la mauvaise image de marque de l’Afrique au Japon constituent un obstacle dirimant pour à l’envoi d’expatriés japonais.

 

-       Le Japon a une faible connaissance et une expertise limitée de l’Afrique. Cela explique sa volonté de chercher constamment à s’associer à la France, à la coopération française.

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