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Luanda, la ville aux superlatifs

Mar. 08 août 2017

Capitale de l’Angola, Luanda se situe au nord-ouest du pays sur la côte de l'Océan Atlantique et bénéficie d'un climat tropical sec.

 

Fondée par des navigateurs portugais le 25 janvier 1575, sa population, longtemps stagnante, commence à croître fortement dans les années 1930. Lorsque l'Angola accède à son indépendance en 1975, la ville compte 600 000 habitants. 40 ans plus tard, elle est, avec Lagos et le Caire, la ville la plus peuplée d’Afrique avec plus de sept millions d’habitants.

 

Comme toutes les grandes villes du Sud, Luanda cumule aujourd'hui tous les problèmes : croissance démographique effrénée : prolifération des bidonvilles, insécurité, accès limité à l'eau courante, insalubrité notamment à cause d’une gestion insuffisante des déchets solides et liquides, offres d’emploi insuffisantes, notamment pour les jeunes…

 

Principal centre économique du pays, Luanda concentre les activités tertiaires et industrielles, et connaît une croissance exceptionnelle de la construction, au point que de très nombreux immeubles sont vides. La multiplication des constructions alimente la spéculation, la flambée des prix et la corruption.

 

Le cabinet Mercer a dernièrement classé Luanda « ville la plus chère du monde» pour les expatriés, devant Tokyo…ce qui ne facilite pas la vie quotidienne des locaux. Le logement, l’électricité, l’eau, le téléphone, les hôtels, la nourriture, les médicaments, les vêtements, l’électroménager, les voitures, les transports, tout, absolument tout est très cher, d’autant que tout est importé de l’étranger, principalement de Chine, d’Europe et du Brésil. Le pays avait une importante production agricole, mais la guerre civile a détruit ce potentiel et ne l’a pas reconstitué.

 

Comme la plupart des pays pétroliers, l’Angola n’a pas utilisé sa rente pour renforcer ses infrastructures, réduire les inégalités sociales, ou pour diversifier l’économie…sortir de cette dépendance. La mauvaise gouvernance entraine un recours à l’endettement tel que le service de la dette est désormais le premier poste des dépenses de l’Etat.

 

Avec la baisse du prix des hydrocarbures, le deuxième producteur d’or noir d’Afrique est dans une telle situation financières qu’il s’est résigné mercredi à demander de l’aide au Fonds monétaire international (FMI).

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