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Les investissements directs étrangers

Mer. 21 juin 2017

Le Sénégal a été classé 153ème sur 189 pays dans le classement Doing Business2016 établi par la Banque mondiale, progressant de trois places par rapport à 2015.

 

Le Sénégal bénéficie traditionnellement d’une réelle attractivité en termes d’investissements étrangers, si l’on tient compte de l’image de stabilité institutionnelle dont bénéficie le pays et d’un contexte économique assez stimulant par ailleurs. Les IDE sont alimentés depuis plusieurs années par le Plan Sénégal Emergent (PSE) en faveur du développement des infrastructures, du réseau électrique, de l’agriculture, de l’eau potable et de la santé.

 

Si les volumes des IDE restent encore relativement modestes, l’explication résulte principalement de l’absence relative de matières premières exploitables. Ces IDE sont en hausse par rapport à la période de 2004/2008 (en moyenne à 1,6 % du PIB). Selon la CNUCED, les IDE au Sénégal sont ainsi passées de 276 M$ en 2012 à 343 M$ en 2014, soit une progression notable. Le ratio stock d’IDE sur PIB atteint près de 25 % en 2014. Plus proche de nous -et selon le FMI cette fois- les IDE nets représentaient un niveau honorable de 2,5 % du PIB en 2016. Contre en moyenne 2,6 % du PIB de l’Afrique sub-saharienne.

 

Investissements Directs Etrangers (IDE)

2013

2014

2015

Flux d'IDE entrants (M$)

311

403

345

Stocks d'IDE (M$)

2.709

2.753

2.808

Nombre d'investissements greenfield* 

14

6

10

IDE entrants (en % de la FBCF**)

8,3

10,3

9,8

Stock d'IDE (en % du PIB)

18,2

17,9

20,5

Source : CNUCED – 2016

Note : * Les investissements greenfield selon la définition retenue par CNUCED correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. ** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

 

Globalement en pourcentage de PIB et concernant les IDE nets nous étions jusqu’en 2015 sur un profil assez proche de celui de la Côte d’Ivoire. Ce qui est tout à fait satisfaisant par comparaison. Les flux d’IDE au Sénégal devraient ainsi se maintenir jusqu’en 2020 autour des 350/400 M$ par an.

 

En mars 2016, un gisement gazier sous-marin situé dans les eaux sénégalo-mauritaniennes a été exploré. Il recèlerait un potentiel d’exploitation important et pourrait favoriser à l'avenir une entrée d'IDE au-delà de 2020.

 

Les IDE se concentrent dans de nombreux secteurs de l’économie au premier rang desquels : l’agroalimentaire et la transformation des produits de la pêche, les produits pharmaceutiques, le raffinage pétrolier, la chimie, la production de ciment, les banques et les assurances, la distribution de l’eau, le transport, les télécommunications et l’hôtellerie/restauration.

 

route-sénégal


La France se positionne comme le premier investisseur au Sénégal avec 40 % des investissements étrangers et un stock d’IDE en croissance significative passée de 727 M€ en 2012 à près de 1,7 Md€ dans ce pays fin 2014. Les entreprises françaises jouent toujours un rôle prépondérant dans le dynamisme économique du pays : les entreprises françaises assurent un quart du PIB et des recettes fiscales du pays. Elles représentent près de 20 000 emplois.

 

Parmi ces entreprises, il convient de noter l’importance de la Sonatel, filiale d’Orange, le premier opérateur téléphonie et internet, le premier chiffre d’affaires du pays et la première capitalisation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.

 

La quasi-totalité des grands groupes investisseurs français sont présents au Sénégal et occupent le plus souvent des parts de marché significatives, voire dominantes : Eramet qui détient en autres 50 % de la mine Zircon et se positionne sur les sables titanifères, la Compagnie fruitière, le groupe Castel (boissons et huile de table), Air Liquide, Eiffage, Total distribution (140 stations et 40 % du marché), Casino, Air France, Corsair, Accor, le Club Méditerranée, Delmas, les filiales de la Société Générale, de BNP Parisbas, d’Axa et de Gras Savoye.

 

Concernant les principaux investisseurs étrangers, on peut citer par ordre d’importance l’Italie (TRE S.P.A. et ABE Italia), la Suisse (SGS et Nestlé), les USA (Mobil, Colgate-Palmolive, Parke-Davis, Citibank, Coca-Cola et GTI) et l’Inde (les ICS et Senbus Industries). L’Espagne est traditionnellement investie dans la première transformation des produits de la pêche. L’Allemagne, la Malaisie et le Maroc sont de nouveaux entrants également dynamiques.

 

Le niveau relativement modeste des IDE chinois au Sénégal tient au faible potentiel du pays en matières premières ou en terres agricoles disponibles, mais également au fait que les relations diplomatiques entre le Sénégal et la Chine ont été interrompues jusqu’en 2005 à cause de la reconnaissance de Taïwan. Cette situation est appelée à évoluer rapidement.

 

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